CORRECTION AU LASER DES DEFAUTS VISUELS

VOTRE OPTICIEN NE VOUS L’ A PAS DIT ? Il est possible de corriger l’ensemble des défauts réfractifs, myopie, astigmatisme, hypermétropie et presbytie, et de rendre aux patients une certaine indépendance aux lunettes. Le principe est de modifier par un traitement laser en surface la géométrie de la cornée et de faire correspondre sa courbure aux caractéristiques géométriques du globe. En quelques minutes, de façon indolore, on devient indépendant de ses lunettes. Il est toujours possible d’en utiliser pour certaines tâches demandant un effort de concentration important.

Un peu d’histoire

L’ophtalmologiste a toujours désiré soigner en plus des maladies oculaires, les troubles réfractifs (myopie, hypermétropie, astigmatisme et même presbytie) à l’origine de doléances de leurs patients.

Corriger un tel défaut est attendu en cas de chirurgie de cataracte mais le cas peut se poser pour un œil sain porteur d’un défaut important. La face antérieure de la cornée est le « dioptre » le plus puissant et en même temps le plus accessible. C’est naturellement la courbure de la cornée qu’il faut moduler pour annuler le défaut optique (réfractif) : la « chirurgie réfractive » est née.

La réalisation d’une « chirurgie » afin de corriger la myopie a débutée dans les années 1950, le Dr José Barraquer, en Espagne, proposait une technique « par keratomileusis » (en tranche). Dans les années 1970, le Dr Svyatoslav Fyodorov, en Russie proposait une technique « radiaire » (technique russe). Ils étaient les maîtres de deux écoles, de deux techniques différentes de chirurgie (avec des lames « microkératomes ») avec leurs succès et leurs échecs qui faisait discuter le bien-fondé de ces traitements agressifs.

Au milieu des années 1980, le premier œil humain (myope) est traité par le laser (light amplification by stimulated emission of radiation) de type excimer « excited-dimère ». Le succès de cette technique fait qu’elle se distribue rapidement à travers le monde et rend dès lors obsolète l’utilisation de lames en acier ou diamant.

En plus de 30 ans, les progrès de la technologie laser et de l’informatique, de la médecine et surtout l’exigence de sécurité ont rendu le traitement par laser excimer fiable et sûre. 120 000 procédures par an en France… Néanmoins, cette technique reste une opération sur un organe vivant et variable. L’expérience importante accumulée par cette génération de médecins et de patients est aujourd’hui à l’origine de la réflexion stratégique thérapeutique : le dépistage de certaines contre-indications, le choix et le respect de techniques éprouvées, le respect de l’état de l’art « chirurgical », la mise à jour des connaissances et des techniques, le dépistage et le traitement précoce adapté d’un risque de complication, la surveillance et l’importance des consignes post-opératoires.